le cancer des poumons
les poumons :
Situés au niveau de la poitrine, les poumons assurent les échanges gazeux de l'organisme. Ils sont séparés par la région du médiastin qui contient le cœur, la trachée, l'œsophage et des ganglions lymphatiques.
Le poumon droit comporte trois lobes contre deux pour le poumon gauche. Lors de l’inspiration, l’air arrive par la trachée et se répartit dans les bronches, les bronchioles et les alvéoles. L’oxygène contenu dans l’air inspiré traverse les alvéoles pour passer dans le sang. Le sang distribue ensuite l’oxygène à toutes les cellules de l’organisme. Lors de l’expiration, le sang ramène dans les poumons le gaz carbonique rejeté par toutes les cellules du corps. Il traverse la paroi des alvéoles et passe dans les bronches. Il est ensuite rejeté par la trachée, le nez et la bouche.
Les cancers du poumon apparaissent majoritairement dans les cellules des bronches, mais ils peuvent également se développer au niveau des alvéoles.
Le cancer du poumon est l’un des cancers les plus répandus dans le monde.
ce cancer se place en quatrième position derrière ceux de la prostate, du sein et du colon-rectum. En revanche, il se hisse à une sinistre première place en terme de mortalité. Les raisons ? Une propagation facilitée par une circulation sanguine intense au niveau des poumons et un diagnostic tardif, du fait de l'absence de symptômes caractéristiques. Toutefois, les traitements ne cessent de s’enrichir grâce à des progrès incessants.
le cancer du poumon se déclare généralement entre 50 et 65 ans. Principal responsable: le tabagisme, incriminé dans près de 9 cas sur 10. Le temps séparant le début de la consommation du tabac et le diagnostic de la maladie est de quelques dizaines d’années. Les cancers du poumon actuels sont les conséquences du tabagisme des 50 dernières années. Les plans de lutte antitabac et la prise de conscience assurent toutefois une baisse régulière de la mortalité… chez les hommes.
Malheureusement, les femmes prennent actuellement le relais. Fumant de plus en plus, elles entretiennent la progression constante du nombre de nouveaux cas et de décès. L’incidence du cancer du poumon chez les femmes a triplé ces 20 dernières années.
Chez les jeunes également, le taux de fumeurs est à la hausse depuis quelques années. Aujourd'hui, près d'un quart des 15-19 ans, filles comme garçons, fument.
Aussi, la meilleure arme pour lutter contre la mortalité liée à cette pathologie reste la prévention, en agissant en particulier contre le tabagisme.
Facteurs de risque
Si le cancer du poumon peut avoir différentes origines, le tabagisme reste le principal responsable
Tabac
Les travailleurs exposés, régulièrement et sur le long terme, à des substances cancérigènes telles que l'amiante, le radon, l’arsenic, le nickel, le chrome, les goudrons… présentent un risque accru de développer un cancer du poumon.
Types de cancers
Les cancers du poumon se divisent en deux grandes familles, différenciées en fonction de la nature des cellules tumorales.
Les cancers « à petites cellules » représentent 20% des cancers du poumon. Ces cancers sont dits « agressifs » : les cellules malades se multiplient rapidement et, d’emblée, il existe un risque de métastases. Pour définir l’étendue du cancer, différents examens permettent de constater :
- l’étendue du cancer dans les poumons ;
- l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses ;
- l’atteinte ou non des structures voisines ;
- la présence ou non de métastases en dehors du thorax.
Pour les cancers à petites cellules localisés la chimiothérapie et la radiothérapie sont les traitements de référence. Pour les cancers à petites cellules métastatiques, la chimiothérapie est le principal traitement.
Les cancers « non à petites cellules » représentent 80% des cancers du poumon et regroupent trois grands types de tumeurs : l'adénocarcinome bronchique (40%), le carcinome épidermoïde (40%) , le carcinome à grandes cellules (20%).
Pour définir l’étendue du cancer, différents examens permettent de constater :
- la taille de la tumeur ;
- l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses ;
- l’atteinte ou non des structures voisines ;
- la présence ou non de métastases à distance.
Le traitement des cancers « non à petites cellules » varie en fonction de leur stade d'évolution au moment du diagnostic (voir rubrique traitements). Mais la chirurgie constitue le traitement de référence des cancers bronchiques non à petites cellules précoces.
Prévention
La meilleure arme pour lutter contre l’apparition de cette pathologie reste la prévention, en agissant en particulier contre le tabagisme.
Les objectifs majeurs de la lutte contre le tabac :
- éviter que les adolescents et les jeunes adultes commencent à fumer ;
- susciter l’envie d’arrêter de fumer ;
- aider les fumeurs à arrêter le plus tôt possible ;
- ne pas enfumer les autres et respecter son entourage, si l’on est fumeur ;
- « dénormaliser » la consommation du tabac dans notre société. Le fait de ne pas fumer dans les lieux publics doit devenir une évidence
Symptômes
Il n'existe pas de symptômes caractéristiques du cancer du poumon. En revanche, un certain nombre de signes persistants doivent inciter à consulter :
toux persistante, avec quintes, sans cause apparente ;
essoufflement récent ;
douleur au niveau du thorax ou des épaules, résistante aux antidouleurs habituels ;
crachats purulents ou sanglants ;
infections pulmonaires récurrentes.
Une fatigue anormale, une perte récente d'appétit ou un amaigrissement inattendu peuvent également révéler un cancer du poumon. Toutefois, ces symptômes généraux étant fréquents dans nombre de maladies bénignes, le calme et la prudence restent de mise. Seule une consultation médicale et des examens spécialisés permettront d’affirmer le diagnostic.
Le traitement
Le traitement est adapté en fonction de chaque personne malade. Il dépend du patient (état général, capacité respiratoire, etc.) et des caractéristiques de sa maladie (type, localisation, évolution, etc.). Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) permet au corps médical d'établir un programme personnalisé de soins (PPS). Ce document résume les différentes étapes du traitement spécifiquement préconisé pour le patient, qui peut à tout moment demander toutes les précisions nécessaires.
Chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, le trio de tête
